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Cosmétiques et peintures

Cosmétiques et peintures

Dessin de femme à la craie de rue
Femme d’époque  (craie de rue) – Monique Ubaldi

Naturopathie et cosmétiques.

Une bonne hygiène de vie ne s’applique pas uniquement à ce que l’on mange, il est nécessaire de prêter une attention particulière aux produits cosmétiques qui contiennent une quantité importante de produits chimiques.

Et ceci depuis longtemps à en juger par les articles ci-dessous :

L’histoire a retenu que la reine Élisabeth 1er devait la blancheur clownesque de son visage à la céruse une poudre à base de plomb. Les archéologues ont retrouvé des traces de plomb blanc dans les tombes de femmes aristocrates à des époques aussi lointaines que celle de la Grèce antique, raconte Lisa Eldridge dans son histoire du maquillage.

En Europe à la Renaissance, « les femmes à la ville comme à la campagne utilisaient librement des cosmétiques, sans se soucier des satires, des sermons ni des effets malheureux des ingrédients toxiques » écrit Richard Corson qui ajoute que les femmes qui pouvaient se le permettre superposaient parfois les couches de céruse – « soit pour s’éviter la corvée de retirer la couleur chaque jour, soit pour combler les rides ». Le cou et le décolleté avaient droit eux aussi à une bonne couche d’enduit. Il existait d’autres préparations blanchissantes, comme le borax et le soufre en poudre, mais la céruse était la plus efficace. Celle qu’on appelait « céruse vénitienne » ou « esprit de Saturne » était, selon Eldridge, « le moyen de blanchir la peau le plus couru, le plus onéreux et le plus toxique disponible au XVIe siècle » – un cosmétique si cher que ses principales utilisatrices étaient les membres de l’aristocratie (et de la famille royale).

On utilisait notamment dans les fards des substances telles que mercure, plomb, étain, arsenic, borax, alun.

Parmi les pigments anciens existant à l’état naturel, l’orpiment a tenu une place importante : il s’agit de sulfure d’arsenic dont le succès s’explique par sa couleur jaune vif imitant l’or. On le fabriqua au Moyen Âge en fondant du réalgar et du soufre. La toxicité de ce pigment fut rapidement reconnue : Cennino Cennini (1360-1440) écrivit « … garde-toi d’en souiller ta bouche, de peur que ta personne n’en pâtisse ». Néanmoins, il fut employé jusqu’au XVIIIème siècle. Un autre pigment naturel ancien très prisé et très toxique est le vermillon, provenant d’un minerai appelé cinabre. Ce sulfure de mercure (HgS), d’un rouge éclatant, apparut en Égypte à la Basse Époque (700 av. J.-C.).

Les produits toxiques ne sont donc pas l’apanage de notre époque, naitre avant la révolution industrielle ne mettait pas à l’abri d’additifs douteux et de substances nocives.

Il est important de considérer avec méfiance ce que l’industrie cosmétique met en avant comme des produits bons pour votre santé. Ce conseil vaux également pour les crèmes vendues pour les massages, les crèmes solaires, les produits pour les cheveux, les vernis à ongles. Les laboratoires pharmaceutiques naturopathiques qui vendent des produits naturels pour favoriser  une beauté naturelle proposent d’excellents produits qui préservent également votre santé.

Vous trouverez de plus amples informations dans les articles suivants, qui m’ont inspiré cet article :

Histoire de l’art: huit choses incroyables que vous ne saviez pas sur les couleurs
Todd Van Luling, The Huffington Post, 18 février 2015

La chimie crée sa couleur… sur la palette du peintre
Bernard Valeur, Médiachimie, 27 juillet 2012

L’obligation d’être blanche a-t-elle tué Élisabeth I ?
Rebecca Onion, traduit par Bérengère Viennot, Slate Fr, 17 décembre 2018

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